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Les industriels ont signé l’arrêt de mort du camembert au lait cru
Depuis février 2007, la France des fromages de terroirs pleure. La guerre est déclarée par le leader européen du fromage, le groupe Lactalis et la société Isigny-Sainte-Mère alliés pour mettre à bas le camembert au lait cru. Cette alliance des deux plus grands fabricants qui produisent à eux seuls 90% des camemberts au lait cru menace l’avenir de ce grand fromage, emblème de la France. Ce véritable putsch touche à l’identité même du fromage de terroir et ne sera pas sans conséquence sur l’ensemble de la filière fromagère traditionnelle qui n’avait pas besoin de cette mauvaise publicité, quand on observe la diminution progressive et constante de son espace économique depuis plusieurs décennies.
OPA hostile sur l’AOC Camembert
Officiellement, Lactalis et Isigny Sainte-Mère invoquent « des raisons sanitaires » qui les obligeraient à arrêter la fabrication au lait cru, expliquant « qu’elle ne garantirait pas le risque 0 ». Selon eux, « la quantité des volumes produits justifieraient une thermisation du lait (traitement thermique) qui serait plus fiable ». D’aucun sait dans la profession que la thermisation ou la pasteurisation ne garantissent pas le risque zéro. Seuls les contrôles très fiables et réalisés en amont permettent de détecter la présence de bactéries pathogènes éventuelles. Les scientifiques disent aussi que le lait cru est le meilleur rempart contre le développement de bactéries hostiles.
En réalité, il s’agit d’un coup de force préparé de longue date dans les bureaux feutrés de ces dirigeants plus préoccupés de rentabilité que de terroir. Avec la mise en danger du camembert au lait cru AOC, c’est-à-dire en clair, le fleuron de la France des fromages et le plus célèbre des fromages à l’étranger, ce sont tous les fromages au lait cru que l’on vise. Car, quand on ouvre la boîte de Pandore, cela donne des idées à ceux qui cherchent depuis longtemps le moyen de mettre en cause la fabrication au lait cru.
On préfèrerait laver son linge sale en famille
On voudrait faire croire qu’il s’agit seulement d’un problème de professionnels qu’il conviendrait de régler en douce à l’abri des regards, pour ne pas faire peur au consommateur, relégué encore une fois au rang d’imbécile passif, juste bon à compter les points. D’autres affirment que la filière fromagère se porte bien car il se crée chaque année de nouveaux fromages qui singent les fromages d’origine avec des étiquettes alléchantes, des packaging ludiques et des saveurs de synthèse qui ne font pas vraiment illusion à ceux qui ont encore un palais qui fonctionne. Et puis, j’entends aussi le discours qui accuse les défenseurs des vrais fromages de terroirs, « d’élitisme et de romantisme ». En vérité, on voudrait nous faire croire que tout va bien et que l’inquiétude n’est pas de mise !
Pourtant, la saga du camembert réveille un vieux débat dont on tente de minimiser l’importance : celui de l’avenir des fromages au lait cru. Les chiffres parlent d’eux même. À l’exception de quelques grandes AOC comme celle du Comté - 52 000 tonnes par an-, toutes les fabrications au lait cru, AOC ou non, ont une épée de Damoclès sur la tête. J’ai même entendu dire discrètement dans les hautes sphères fromagères qu’il n’y aurait plus de véritable lait cru ! Entre vrai lait cru, faux lait cru et lait cru à demi, on y perd son latin. Le consommateur citoyen a le droit d’être informé et de savoir ce qu’il en est vraiment du fromage au lait cru et de son avenir. Pourquoi faut-il se battre en permanence pour préserver la fabrication au lait cru qui correspond à une tradition ? Pourquoi devrait-on sacrifier les recettes traditionnelles au nom de la production de masse ? Pourquoi ne peut-on pas faire cohabiter une production artisanale qui fonde ses principes de fabrication sur la tradition avec celle des grands groupes industriels qui répond à d’autres besoins ? Pourquoi le groupe Lactalis veut imposer la révision du cahier des charges de l’AOC camembert ? Parce que mettre une AOC sur l’étiquette, ça fait chic et ça fait vendre
Le lait cru coule dans les veines du camembert depuis bientôt 900 ans
Que la France sera triste quand tous nos fromages seront pasteurisés. Alors qu’on s’émeut devant la disparition des variétés de poissons ou l’amenuisement de la biodiversité à des milliers de kilomètres de chez nous, on assiste sans bouger à la disparition galopante de notre terroir dont le meilleur rempart est le maintien d’une production qui respecte la nature et les procédés traditionnels qui ont fait leur preuve. Envié dans le monde entier, le fromage au lait cru français dont le camembert est le symbole, livre aujourd’hui sa dernière bataille pour laquelle nous devrions tous descendre dans la rue.
Réagissez...
En savoir plus sur le camembert...
Pétition en faveur du Camembert au lait cru
Le "Comité de défense du véritable camembert au lait cru" a lancé une pétition afin de recueillir le soutien du publir pour ses actions en faveur de ce fleuron du terroir français.
Avec cette initiative, il souhaite que la recette traditionnelle du camembert soit respectée, afin de permettre à ce fromage bicentenaire de conserver son identité reconnue dans le monde entier. En effet, le Comité considère que l’amélioration des conditions sanitaires de production et de distribution ne s’oppose pas, bien au contraire, à l’authenticité du produit dont l’AOC est garante. Par ailleur, il entend faire découvrir ou redécouvrir la typicité des saveurs de Normandie.
A ce jour, le "Comité de défense du véritable camembert" à récolté plus de 400 signatures. La pétition sera ensuite transmise à l’INAO et au Syndicat Interprofessionnel de défense du camembert de Normandie.
Si vous souhaitez soutenir cette action, rendez-vous sur le site du Comité :
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Emission THEMA "La guerre du camembert" : mardi 13 novembre à 20H40 sur ARTE
ARTE F / France / 2007
Durée : 45 mn
Réalisateur : Yvonne Debeaumarche
Auteurs : Stéphanie Kaim, Yvonne Debeaumarche
Rediffusion : le 15 novembre à 9H55
Une plongée dans l’univers impitoyable du camembert, icône culinaire française devenue l’objet d’une bataille économique mondiale sans merci qui oppose producteurs indépendants et groupes agroalimentaires superpuissants.
Fleuron de l’identité nationale autant que la baguette ou la bouteille de vin, le camembert, désormais produit de consommation de masse, est devenu l’objet d’une bataille économique sans merci. Les groupes agroalimentaires surpuissants et leurs dizaines de marques se disputent aujourd’hui âprement la part du lion dans les rayons des supermarchés. Yvonne de Beaumarché est partie à la rencontre des différents protagonistes de cette guerre du camembert : des producteurs indépendants comme Philippe Meslon, un Normand pur souche, encyclopédie vivante du camembert ; Luc Morelon, le redoutable directeur de la communication du groupe Lactalis, n°1 mondial sur le marché ; Véronique Richez Lerouge, la bobo amoureuse des fromages du terroir... Avec eux, ce documentaire revient sur la grande saga du camembert et raconte les guerres intestines qui déchirent ce milieu - notamment la bataille sans merci qui oppose industriels et producteurs indépendants autour du camembert au lait cru, les premiers voulant le voir définitivement disparaître du marché, les autres tentant de défendre la qualité et cette appellation d’origine contrôlée. Une question de goût, mais aussi de gros enjeux économiques...
Toutes les émissions de Arte...
Nos terroirs sont-ils foutu ?
Réagissez...
Ils parlent eux-aussi du Camembert...
LCI
Panique dans le monde du camembert (08/06/2007)
Pour en savoir plus...
Rue89
La guerre du camembert au lait cru aura-t-elle lieu ? (25/05/2007)
Par Thierry Richard
Pour en savoir plus...
Telle est ma Télé !
Nos terroirs sont-ils foutu ? (13/11/2007)
Pour en savoir plus...
Les Petits Normands
Le Camembert fermier et artisanal. (08/08/2007)
Pour en savoir plus...
Le web de la Terre
Les industriels déclarent la guerre au lait cru
Pour en savoir plus...
Ouest France
Le camembert, ce mythe à la coule, fleure bon la France (06/07/2007)
Par François Simon
Pour en savoir plus...
Le Monde
L’avenir du camembert au lait cru (14/03/2007)
Par Laetitia Clavreu
Pour en savoir plus...
L’Usine Nouvelle
Le camembert AOC au lait cru devient un casus belli (08/06/2007)
Par Patrick Bottois
Pour en savoir plus...
1 Monde...
Boycott : Lanquetot, Lepetit, Président, Bridel, Isigny Ste-Mère (16/03/2007)
Par Tao
Pour en savoir plus...
Ces fromages qu’on assassine... Mais plus pour longtemps !
Depuis 8 ans que je milite pour la reconnaissance du fromage au lait cru, à travers différentes actions comme la Journée Nationale du Fromage ou le Calendrier des From’Girls, je me félicite qu’un tel film puisse être diffusé à une heure de grande écoute. Après Arte en novembre et France 3 en décembre, il semble que le véritable fromage français fasse audience et retrouve le chemin des consommateurs. Qu’ai-je entendu comme idées reçues depuis tant d’années ! Mais que faire quand une poignée de scientifiques affirme que le lait cru est bénéfique pour la santé alors qu’une cohorte d’autres scientifiques appuyés par les lobbies industriels prétendent le contraire. Que faire quand la logique économique et les prouesses technologiques séduisent les gastronomes au point de leur perdre le bon sens ! J’ai même participé à des dégustations à l’aveugle de camembert où certains spécialistes mettaient des bonnes notes à des camemberts industriels pour plaire aux grands groupes !! Que dire de tout cela sinon qu’il est temps de rétablir la vérité.
Et bien rien n’est perdu. Je crois que les Français sont attachés à leurs fromages car ils touchent leur coeur et leur identité profonde. Rien n’est plus français qu’un fromage au lait cru.
Ce documentaire diffusé sur France 3 le démontre parfaitement et redonne aux petits fromages oubliés et aux grands crus de fromages la part de poésie qu’ils méritent.
Que les consommateurs n’oublient pas qu’ils ont une partie de la solution entre leurs mains !
Véronique Richez-Lerouge
Le fromage en images
Samedi 29 mars, pensez au fromage !
Pour la 8ème année consécutive, l’association Fromages de Terroirs organise cet événement qui est suivi par l’ensemble de la filière fromagère, des détaillants aux fabricants pour faire découvrir au public le patrimoine fromager français encore trop méconnu.
Une occasion unique pour découvrir en famille ou entre amis des goûts et des saveurs qui font la renommée du fromage français. Les 500 adhérents de l’association rivalisent donc, chaque année, d’originalité pour proposer des animations et des découvertes gustatives, qui sauront ravir les amateurs et les passionnées de fromage. Les restaurateurs seront de la partie en proposant au public des plateaux de fromages inédits, des plats ou de menus au fromage. Tout le programme sera en ligne fin janvier.
Plus d’informations sur la Journée Nationale du Fromage...
Tous les fromagers et restaurants qui le souhaitent, peuvent participer à ce grand événement. Pour cela, retournez-nous le formulaire que vous trouverez ci-dessous.
 Bulletin JNDF 08
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Lait Cru - Le décrochage
Les fromages au lait cru perdent du terrain. Les deux reportages diffusés à la télévision cet hiver, à un mois d’intervalle ("La guerre du Camembert", en novembre sur ARTE, et "Ces fromages qu’on assassine", en décembre sur France 3) en faisaient leur cheval de bataille. Les chiffres du ministère de l’Agriculture (SCEES) confirment cette tendance, avec une production de fromage au lait cru en baisse depuis 1997, contre une production globale en hausse : le lait pasteurisé creuse l’écart. Derrière la précision des chiffres, les facteurs qui expliquent ce recul sont difficiles à saisir.
La part de fromages au lait cru dans la production totale de fromages affinés baisse. Elle était de 17,7% en 1997, contre 15% en 2006. De plus, alors que la production globale est en hausse (1 200 153 tonnes de fromages affinés en 2006, contre 890 401 tonnes en 1997), celle du lait cru décroît : 179 751 tonnes contre 194 604.
Par Florence Boulanger
Extrait du dossier "Lait cru le décrochage" paru dans Profession Fromager N°30 de janvier-février 2008
Mars 2008 : le camembert au lait cru gagne une première bataille
L’ODG (Organisme de Défense et de Gestion du Camembert), constitué par l’administration pour redéfinir la trame d’un nouveau décret (Procédure Nationale d’Opposition) a voté majoritairement pour le maintient du lait cru obligatoire et pour une démarche de « renormandisation ». L’ODG est composé d’un collège de transformateurs et de producteurs de lait. L’INAO prend acte de la position de l’ODG et a nommé une commission d’enquête qui vérifiera sur le terrain la crédibilité du décret. Les résultats livrés avant la fin de l’été devraient aboutir à une réforme de l’AOC qui aura pour objectif de sceller la réconciliation entre les différents acteurs et redéfinir un cahier des charges viable entre tradition et modernité. En d’autres termes, cela signifie comment faire vivre un produit de terroir connu mondialement tout en préservant son identité et sa qualité. Si Thierry Graindorge souligne que « c’est une avancée notoire dans la prise de conscience de la nécessité de maintenir un lien au terroir », il précise également « que le dossier n’est pas encore clos et qu’il est bon de rester sur ses gardes ».
Pour rappel, il reste cinq fabricants indépendants de camembert de Normandie AOC dont seulement un seul qui pratique la fabrication fermière. Les deux groupes industriels représentent plus de 80% de la production.
Flash back
OPA hostile sur l’AOC Camembert
Officiellement, Lactalis et Isigny Sainte-Mère invoquent « des raisons sanitaires » qui les obligeraient à arrêter la fabrication au lait cru, expliquant « qu’elle ne garantirait pas le risque 0 ». Selon eux, « la quantité des volumes produits justifieraient une thermisation du lait (traitement thermique) qui serait plus fiable ». D’aucun sait dans la profession que la thermisation ou la pasteurisation ne garantissent pas le risque zéro. Seuls les contrôles très fiables et réalisés en amont permettent de détecter la présence de bactéries pathogènes éventuelles. Les scientifiques disent aussi que le lait cru est le meilleur rempart contre le développement de bactéries hostiles. En réalité, il s’agit d’un coup de force préparé de longue date dans les bureaux feutrés de ces dirigeants plus préoccupés de rentabilité que de terroir. Avec la mise en danger du camembert au lait cru AOC, c’est-à-dire en clair, le fleuron de la France des fromages et le plus célèbre des fromages à l’étranger, ce sont tous les fromages au lait cru que l’on vise. Car, quand on ouvre la boîte de Pandore, cela donne des idées à ceux qui cherchent depuis longtemps le moyen de mettre en cause la fabrication au lait cru.
On préfèrerait laver son linge sale en famille
On voudrait faire croire qu’il s’agit seulement d’un problème de professionnels qu’il conviendrait de régler en douce à l’abri des regards, pour ne pas faire peur au consommateur, relégué encore une fois au rang d’imbécile passif, juste bon à compter les points. D’autres affirment que la filière fromagère se porte bien car il se crée chaque année de nouveaux fromages qui singent les fromages d’origine avec des étiquettes alléchantes, des packaging ludiques et des saveurs de synthèse qui ne font pas vraiment illusion à ceux qui ont encore un palais qui fonctionne. Et puis, on entend aussi le discours qui accuse les défenseurs des vrais fromages de terroirs, « d’élitisme et de romantisme ». En vérité, on voudrait nous faire croire que tout va bien et que l’inquiétude n’est pas de mise ! Pourtant, la saga du camembert réveille un vieux débat dont on tente de minimiser l’importance : celui de l’avenir des fromages au lait cru. Les chiffres parlent d’eux même. À l’exception de quelques grandes AOC comme celle du Comté - 52 000 tonnes par an-, toutes les fabrications au lait cru, AOC ou non, ont une épée de Damoclès sur la tête. Il se dit même discrètement dans les hautes sphères fromagères qu’il n’y aurait plus de véritable lait cru ! Entre vrai lait cru, faux lait cru et lait cru à demi, on y perd son latin. Le consommateur a le droit d’être informé et de savoir ce qu’il en est vraiment du fromage au lait cru et de son avenir. Pourquoi faut-il se battre en permanence pour préserver la fabrication au lait cru qui correspond à une tradition ? Pourquoi devrait-on sacrifier les recettes traditionnelles au nom de la production de masse ? Pourquoi ne peut-on pas faire cohabiter une production artisanale qui fonde ses principes de fabrication sur la tradition avec celle des grands groupes industriels qui répond à d’autres besoins ? Pourquoi le groupe Lactalis veut imposer la révision du cahier des charges de l’AOC camembert ? Parce que mettre une AOC sur l’étiquette, ça fait chic et ça fait vendre.
Le lait cru coule dans les veines des fromages français depuis 1 500 ans
Que la France sera triste quand tous nos fromages seront pasteurisés. Alors qu’on s’émeut devant la disparition des variétés de poissons ou l’amenuisement de la biodiversité à des milliers de kilomètres de chez nous, on assiste sans bouger à la disparition galopante de notre terroir dont le meilleur rempart est le maintien d’une production qui respecte la nature et les procédés traditionnels qui ont fait leurs preuves. Envié dans le monde entier, le fromage au lait cru français dont le camembert est le symbole, livre aujourd’hui une bataille emblématique pour laquelle nous devrions tous descendre dans la rue.
Sauver le camembert de Normandie
Retrouvez Véronique Richez-Lerouge interviewée par The Guardian dans un reportage dédié au Camembert de Normandie du 18 avril 2008.
Cliquer sur l’image pour voir la vidéo
Les fromages Ch’tis à l’honneur !
Avec 17,3 millions d’entrées, Bienvenue chez les Ch’tis a dépassé la Grande Vadrouille devenant ainsi, en quelques semaines, le film français le plus vu de tous les temps. Ce film de Dany Boon a créé un véritable engouement des Français pour la région du Nord, et plus particulièrement pour son patois et ses spécialités. Hein biloute !
Le Nord est une région qui produit une cinquantaine de fromages, dont une vingtaine de fromages traditionnels. Philippe Olivier, fromager-affineur de Boulogne-sur-Mer, a d’ailleurs contribué à la sauvegarde de ce patrimoine fromager exceptionnel dont le fameux Maroilles, au parfum caractéristique et au goût affirmé, en est le représentant.
Pour les amateurs ou les passionnés, Philippe Olivier a publié, il y a quelques années, un ouvrage retraçant l’histoire des fromages du Nord parmi lesquels on retrouve : le Maroilles, la Baguette laonnaise, la Boulette d’Avernes, le Rollot, le Bergues... Paru aux éditions Jean-Pierre Taillandier, Fromages des Pays du Nord est disponible en librairie.
Ce samedi 7 juin, Jean-Pierre Coffe nous parle des terroirs !
Branchez-vous sur France Inter ce samedi 7 juin à 12h pour suivre l’émission « Ça se bouffe pas, ça se mange » présentée par Jean-Pierre Coffe.
Au programme : L’arnaque aux terroirs pendant les vacances !
Véronique Richez-Lerouge, présidente de l’association Fromages de Terroirs, sera de la partie aux côtés de Corinne Russo, Blandine Roy, André Valadier, Peio Etchelecu et Philippe Merillon.
Un savoureux débat en perspective...
Pour en savoir plus...
4 juin 2008 : Le camembert au lait cru remporte la victoire
La révision du cahier des charges de l’AOP « Camembert de Normandie » qui a été approuvée par l’INAO, le 4 juin 2008, met fin à un an de guerre sans merci au cours de laquelle les groupes industriels ont montré leur vrai visage, convaincus que leur puissance et leur moyens de pression suffiraient à faire basculer l’opinion en leur faveur. C’était sans tenir compte du pouvoir des médias qui se sont emparés à raison de ce débat de société, en mettant sous les feux de la rampe des pratiques d’un autre temps. C’était également ignorer les évolutions de notre société, qui, malgré les contraintes d’un marché de masse en croissance et d’une augmentation des prix galopante, est de plus en plus sensible à la notion de terroirs. Tant mieux ! Que cela serve de leçon à ceux qui tenteraient de mettre la main sur une AOC, ou même, sur un simple fromage traditionnel qui certes n’a pas l’aura et les systèmes de défense d’une AOC, mais bénéficie de l’attachement de nos concitoyens... ! Je pense au Saint-Marcellin ou au Saint-Félicien... et à tous ces fromages à pâtes molles qui ravissent nos palais en toute saison. Le bon sens est de retour.
Véronique Richez-Lerouge
La notion de terroir retrouve un sens
Les révisions du cahier des charges ont principalement porté sur :
l’aire géographique, réduite de 50% par rapport à l’aire initiale,
la mise en œuvre de pratiques issues du terroir normand : pratique obligatoire du pâturage pendant 6 mois, mise à disposition de foin le reste de l’année et augmentation de la part de la race normande dans la production de lait.
En réponse aux fabricants de camembert au lait cru qui se battent depuis de nombreuses années pour faire reconnaître et préserver la typicité de ce fromage de caractère, les règles inhérentes à la fabrication du Camembert de Normandie ont été réaffirmées :
l’utilisation exclusive de lait cru,
l’emprésurage en bassine,
le moulage fractionné en 5 fois d’un caillé non brisé,
la durée minimum d’affinage en hâloir,
l’emballage en boîte en bois.
Le projet de cahier des charges tel qu’approuvé le 4 juin 2008 par le Comité national sera prochainement soumis au gouvernement en vue de son homologation.
(Source : www.inao.gouv.fr)
Fromages des Pays du Nord
Publié en 1998 aux éditions Taillandier, Fromages des Pays du Nord, écrit par Philippe Olivier, nous présente la richesse du patrimoine fromager de cette région.
Remis au goût du jour par le film Bienvenue chez les Ch’tis, dans lequel les protagonistes dégustent du Maroilles au petit déjeuner, les fromages du Nord sont nombreux. Quelques 50 fromages dont le fameux Maroilles, le Bergues, le Rollot, pour les plus connus, ainsi que la Baguette laonnaise, la Boulette de Cambrai, le Gris de Lille... nous sont présentés par Philippe Olivier, fromager-affineur et enfant du pays.
Disponible en librairie au prix de 37,35 euros, ce livre fait découvrir en 191 pages toute la richesse et la diversité des fromages du Nord.
A lire absolument !
Le mensuel Sélection du mois d’octobre 2008 consacre un dossier exclusif au lait cru. L’association Fromage de Terroirs est mise à l’honneur.
Lactalis fait sa loi (extrait de Origines et Qualités)
Décidément, rien n’arrêtera le N°1 européen. Non content de s’être couvert de ridicule en ayant échoué dans sa tentative de déstabilisation de l’AOC camembert de Normandie, Lactalis par désir de vengeance endosse la tenue de gendarme de l’appellation en faisant pratiquer des prélèvements hebdomadaires d’échantillons de camemberts au lait cru de ses concurrents Graindorge, Réo et Gillot.
"Un huissier est dépêché régulièrement pour accompagner un représentant du personnel de la fromagerie Lanquetot à Orbec dans les GMS des alentours.
Ainsi, Lactalis se substitue aux DSV pour faire sa propre police ! Nous sommes dans une autre époque ! Vendredi dernier, des analyses faites par Lactalis sur des prélèvements de camemberts de la Fromagerie de Saint Loup ont révélé la présence (une contre analyse est en cours) de bactéries pathogènes.
Lactalis avait déjà fait de même, il y a six mois, pour des camemberts de chez Reo. Après dénonciation auprès du ministère de l’Agriculture, les analyses des échantillons envoyés au laboratoire de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon pour suspicion de présence de « stecs » étaient revenues négatives.
Encore un mauvais coup pour l’image du groupe qui cherche des bâtons pour se faire battre. Pourquoi crier au « dénigrement médiatique » alors que Lactalis en est l’instigateur par son comportement ?
On récolte ce que l’on sème."
Dominique CHAILLOUET
Rédacteur en Chef "Origines et Qualités"
Philippe Alléosse et l’Association Fromages de Terroirs interviewés par The Herald Tribune
Exclu : une interview de Philippe Alléosse dans l’International Herald Tribune, édition du New York Times, du 17 octobre 2008.
Affaire Graindorge : contre-analyse favorable pour Graindorge (extrait Origines et Qualités)
"Les résultats de la contre analyse effectuée sur demande de l’entreprise
Graindorge suite au retrait du lot N° 020908 viennent d’être connus."
"Les résultats de la contre analyse effectuée sur demande de l’entreprise
Graindorge suite au retrait du lot N° 020908 viennent d’être connus.
Ces résultats, comme il fallait s’y attendre, confirment les autocontrôles
de l’entreprise Graindorge et concluent à un produit conforme.
Ces fromages avaient été rappelés suite à une nouvelle tentative de la
société Lactalis de déstabiliser le marché du camembert de Normandie au lait
cru. Lactalis avait fait pratiquer des prélèvements sous contrôle d’huissier
dans des magasins.
Une fois de plus Lactalis se couvre de ridicule. Qui va payer ?"
Dominique Chaillouet, Rédacteur en Chef de "Origines et Qualités"
A voir
Le magazine d’informations de M6 100% Mag, diffusait mercredi 26 novembre 2008 un reportage sur le calendrier des From’Girls.
Radio
Véronique Richez-Lerouge, présidente de l’Association Fromages de Terroirs était interviewée jeudi 27 novembre sur Europe 1 dans l’émission "On va s’gêner !" de Laurent Ruquier. Ecouter l’émission
A lire
Un article du Dauphiné Libéré du 18 décembre 2008 consacré au calendrier des From’Girls.
Voir l’article
12 From’Girls sous cloche pour défendre le terroir fromager
Provocation fromagère ou clin d’oeil
engagé, le Calendrier des From’Girls sort sa 4ème
édition en poursuivant un objectif citoyen :
sensibiliser le public à l’impérieuse nécessité de
protéger ce qu’il reste du patrimoine fromager
français - unique au monde-, et promouvoir les
valeurs de l’art de vivre.
Nouveauté 2009 : l’Association Fromages
de Terroirs (Loi 1901), a proposé à l’une des
dernières fabricantes de Munster au lait cru de
poser dans le calendrier. Fromagère et non
moins sexy, Virginie Haxaire pose dans la peau
de Barbara Munster.
Le gruyère AOC, qui vient d’obtenir le label en
2008, fait son entrée dans le calendrier avec
Jeanne Gruyère.
Pourtant bien enracinées dans la culture
française, les valeurs d’art de vivre, de plaisir, de
raffinement et de beauté, laissent
progressivement place à une alimentation
déshumanisée et triste. Face au développement
galopant de l’uniformisation du goût, du diktat du marketing nutritionnel, des produits
allégés et aseptisés, et de tout ce que la société de consommation voudrait nous faire
avaler, le Calendrier des From’Girls réveille nos yeux et nos papilles pour nous rappeler que
manger de bons fromages de terroirs est le plus court chemin vers le bonheur...
Glamour et Terroir...
Dans un registre pop’art rappelant les dessins de Mel Ramos dans les années 60,
mesdemoiselles Clara Chaource, Solène de Selles-sur-Cher, Elsa de la Fourme d’Ambert,
Marinette de Saint Marcellin, Maïtena d’Ossau Iraty , Adeline Camembert, Estelle Livarot,
Adèle Pont L’Evêque, Emma de la Tomme de Savoie, Live de Sainte-Maure, Jeanne
Gruyère... prennent la pose pour mettre en appétit les amateurs de bons fromages.
En associant deux images opposées, celle d’une femme sexy et sensuelle qui aime la
vie, avec celle du fromage plutôt agricole, traditionnelle et masculine, l’objectif est de
réconcilier fromage au lait cru et art de vivre, dans une optique esthétique et moderne,
montrant aux consommateurs des produits vivants qui racontent l’histoire de notre terroir.
Préserver les petites productions et les pratiques locales, encourager les PME à développer
des fromages authentiques, former le palais des jeunes générations pour qu’ils sachent
reconnaître un vrai fromage d’une copie de laboratoire,.. sont autant de missions qui
relèvent d’une logique de développement durable. Parce que maintenir une production
locale, c’est préserver la beauté d’un paysage et maintenir un lien social.
Financement du calendrier
Soutenu par des PME locales et souvent familiales, le Calendrier des From’Girls est
une initiative indépendante. 40 % du budget est couvert par le soutien de fabricants et les
60% restants, par les ventes qui s’effectuent, d’une part, par le biais d’Internet sur
www.fromages-de-terroirs.com au prix public de 15 euros, et, d’autre part, par le réseau
des détaillants fromagers (la liste est disponible sur le site Internet).
Les bénéfices vont à l’association pour lui permettre de mener des actions militantes
comme la Journée Nationale du Fromage.
La société Fromagère du Livradois pour la fourme d’Ambert, la Fromagerie P. Jacquin
& Fils pour le Selles sur Cher, la Fromagerie Lincet pour le Chaource, la fromagerie Haxaire
pour le munster, la fromagerie Graindorge pour le livarot, et le pont l’Evêque, la fromagerie
Gillot pour le camembert, la fromagerie Jura Gruyère pour le gruyère AOC ... fabriquent
toutes leurs produits dans le respect de la tradition.
Imprimé à 4 000 exemplaires, le calendrier est vendu 15 euros sur le site Internet www.fromages-de-terroirs.com et les bénéfices sont entièrement reversés à l’association pour mener des actions militantes.
ERRATUM : dates du mois de mars dans le calendrier des From’Girls 2009.
Une erreur s’est glissée dans les dates du mois de mars pour tous les calendriers des From’Girls reçus avant le 12 janvier 2009. Nous avons imprimé un autocollant au format du bloc dates. Ceux qui souhaiteraient le recevoir peuvent en faire la demande. Il vous sera envoyé à nos frais. L’association vous prie de l’excuser pour le désagrément occasionné.
Le fromage au lait cru est de retour
Calendrier des From’Girls 2010
Sortie du Calendrier des From’Girls 2010 : Vous reprendrez bien une part de fromage ?
En se situant à l’opposé des clichés qui banalisent trop souvent le terroir, le Calendrier des From’Girls porte un autre regard sur notre environnement gastronomique et agro-alimentaire. Rendre le fromage plus poétique, plus sensible, plus enfantin, plus féminin peut-être... c’est certainement le sortir de l’ornière sécuritaire et sanitaire pour lui redonner la place qu’il mérite dans le club très fermé des produits à haute valeur ajoutée culturelle.
Le fromage au lait cru est affaire de culture...
Tout comme le vin, le fromage fait partie de notre patrimoine et est indissociable de notre histoire. Il a contribué à forger nos paysages, il est le lien entre un terroir et un savoir-faire, il est l’artisan d’un équilibre écologique. Sans le fromage, la France ne serait pas ce qu’elle est. Sans la variété de fromages qui compose notre plateau si envié dans le monde, les races de vaches, de brebis ou de chèvres n’auraient pas pu façonner nos si beaux paysages. C’est pourquoi, l’Association milite pour ne pas laisser notre patrimoine millénaire aux mains de groupes industriels qui falsifient les fromages et pillent notre savoir-faire. Provocation s’il en est, le Calendrier rappelle sur le ton d’un humour décalé que le Beau inspire le respect. Puissent tous les gastronomes et les jeunes générations en avoir conscience. L’avenir de notre terroir est entre nos mains.
Le casting 2010
Le Calendrier des From’Girls est soutenu par des PME familiales :
La Fromagerie Haxaire pour le Munster AOP,
La Fromagerie Gillot pour le Camembert AOC,
La Fromagerie Graindorge pour le Livarot AOC et le Pont L’Evêque AOC,
L’Etoile du Querçy pour le Rocamadour AOC,
La Fromagerie des Terres d’Auvergne pour le Saint-Nectaire AOP,
La Coopérative Valuejols pour le Cantal AOC,
La Fromagerie Delin pour le Brillat-Savarin,
La Fromagerie Juragruyère pour le Comté AOP,
Le Syndicat Interprofessionnel du Gruyère français AOC,
La Fromagerie Chabert pour la Tome des Bauges AOP, La Fromagerie Lincet pour le Chaource AOC.
Photos dans un esprit working girl
L’association a choisi un ton contemporain et réaliste qui raconte des scènettes sur un ton décalé et humoristique. Amoncèlement de fromages ou fromage unique placé au centre de la scène, les pin up font corps avec le fromage. Les photos sont signées Philippe Serieys.
L’édition 2010 est en réimpression et sera à nouveau disponible dans quelques jours.
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Contact presse :
Véronique Richez-Lerouge ou Nelly Lacoste
Tel : 04 72 00 04 04 – Fax : 04 78 28 39 17
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