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L'Auvergnat de Paris

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Les industriels ont signé l’arrêt de mort du camembert au lait cru

Depuis février 2007, la France des fromages de terroirs pleure. La guerre est déclarée par le leader européen du fromage, le groupe Lactalis et la société Isigny-Sainte-Mère alliés pour mettre à bas le camembert au lait cru. Cette alliance des deux plus grands fabricants qui produisent à eux seuls 90% des camemberts au lait cru menace l’avenir de ce grand fromage, emblème de la France. Ce véritable putsch touche à l’identité même du fromage de terroir et ne sera pas sans conséquence sur l’ensemble de la filière fromagère traditionnelle qui n’avait pas besoin de cette mauvaise publicité, quand on observe la diminution progressive et constante de son espace économique depuis plusieurs décennies.

OPA hostile sur l’AOC Camembert

Officiellement, Lactalis et Isigny Sainte-Mère invoquent « des raisons sanitaires » qui les obligeraient à arrêter la fabrication au lait cru, expliquant « qu’elle ne garantirait pas le risque 0 ». Selon eux, « la quantité des volumes produits justifieraient une thermisation du lait (traitement thermique) qui serait plus fiable ». D’aucun sait dans la profession que la thermisation ou la pasteurisation ne garantissent pas le risque zéro. Seuls les contrôles très fiables et réalisés en amont permettent de détecter la présence de bactéries pathogènes éventuelles. Les scientifiques disent aussi que le lait cru est le meilleur rempart contre le développement de bactéries hostiles. En réalité, il s’agit d’un coup de force préparé de longue date dans les bureaux feutrés de ces dirigeants plus préoccupés de rentabilité que de terroir. Avec la mise en danger du camembert au lait cru AOC, c’est-à-dire en clair, le fleuron de la France des fromages et le plus célèbre des fromages à l’étranger, ce sont tous les fromages au lait cru que l’on vise. Car, quand on ouvre la boîte de Pandore, cela donne des idées à ceux qui cherchent depuis longtemps le moyen de mettre en cause la fabrication au lait cru.

On préfèrerait laver son linge sale en famille

On voudrait faire croire qu’il s’agit seulement d’un problème de professionnels qu’il conviendrait de régler en douce à l’abri des regards, pour ne pas faire peur au consommateur, relégué encore une fois au rang d’imbécile passif, juste bon à compter les points. D’autres affirment que la filière fromagère se porte bien car il se crée chaque année de nouveaux fromages qui singent les fromages d’origine avec des étiquettes alléchantes, des packaging ludiques et des saveurs de synthèse qui ne font pas vraiment illusion à ceux qui ont encore un palais qui fonctionne. Et puis, j’entends aussi le discours qui accuse les défenseurs des vrais fromages de terroirs, « d’élitisme et de romantisme ». En vérité, on voudrait nous faire croire que tout va bien et que l’inquiétude n’est pas de mise ! Pourtant, la saga du camembert réveille un vieux débat dont on tente de minimiser l’importance : celui de l’avenir des fromages au lait cru. Les chiffres parlent d’eux même. À l’exception de quelques grandes AOC comme celle du Comté - 52 000 tonnes par an-, toutes les fabrications au lait cru, AOC ou non, ont une épée de Damoclès sur la tête. J’ai même entendu dire discrètement dans les hautes sphères fromagères qu’il n’y aurait plus de véritable lait cru ! Entre vrai lait cru, faux lait cru et lait cru à demi, on y perd son latin. Le consommateur citoyen a le droit d’être informé et de savoir ce qu’il en est vraiment du fromage au lait cru et de son avenir. Pourquoi faut-il se battre en permanence pour préserver la fabrication au lait cru qui correspond à une tradition ? Pourquoi devrait-on sacrifier les recettes traditionnelles au nom de la production de masse ? Pourquoi ne peut-on pas faire cohabiter une production artisanale qui fonde ses principes de fabrication sur la tradition avec celle des grands groupes industriels qui répond à d’autres besoins ? Pourquoi le groupe Lactalis veut imposer la révision du cahier des charges de l’AOC camembert ? Parce que mettre une AOC sur l’étiquette, ça fait chic et ça fait vendre

Le lait cru coule dans les veines du camembert depuis bientôt 900 ans

Que la France sera triste quand tous nos fromages seront pasteurisés. Alors qu’on s’émeut devant la disparition des variétés de poissons ou l’amenuisement de la biodiversité à des milliers de kilomètres de chez nous, on assiste sans bouger à la disparition galopante de notre terroir dont le meilleur rempart est le maintien d’une production qui respecte la nature et les procédés traditionnels qui ont fait leur preuve. Envié dans le monde entier, le fromage au lait cru français dont le camembert est le symbole, livre aujourd’hui sa dernière bataille pour laquelle nous devrions tous descendre dans la rue.

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En savoir plus sur le camembert...

 

Pétition en faveur du Camembert au lait cru

Le "Comité de défense du véritable camembert au lait cru" a lancé une pétition afin de recueillir le soutien du publir pour ses actions en faveur de ce fleuron du terroir français.

Avec cette initiative, il souhaite que la recette traditionnelle du camembert soit respectée, afin de permettre à ce fromage bicentenaire de conserver son identité reconnue dans le monde entier. En effet, le Comité considère que l’amélioration des conditions sanitaires de production et de distribution ne s’oppose pas, bien au contraire, à l’authenticité du produit dont l’AOC est garante. Par ailleur, il entend faire découvrir ou redécouvrir la typicité des saveurs de Normandie.

A ce jour, le "Comité de défense du véritable camembert" à récolté plus de 400 signatures. La pétition sera ensuite transmise à l’INAO et au Syndicat Interprofessionnel de défense du camembert de Normandie.

Si vous souhaitez soutenir cette action, rendez-vous sur le site du Comité :
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Emission THEMA "La guerre du camembert" : mardi 13 novembre à 20H40 sur ARTE

ARTE F / France / 2007
Durée : 45 mn
Réalisateur : Yvonne Debeaumarche
Auteurs : Stéphanie Kaim, Yvonne Debeaumarche
Rediffusion : le 15 novembre à 9H55

Une plongée dans l’univers impitoyable du camembert, icône culinaire française devenue l’objet d’une bataille économique mondiale sans merci qui oppose producteurs indépendants et groupes agroalimentaires superpuissants.

Fleuron de l’identité nationale autant que la baguette ou la bouteille de vin, le camembert, désormais produit de consommation de masse, est devenu l’objet d’une bataille économique sans merci. Les groupes agroalimentaires surpuissants et leurs dizaines de marques se disputent aujourd’hui âprement la part du lion dans les rayons des supermarchés. Yvonne de Beaumarché est partie à la rencontre des différents protagonistes de cette guerre du camembert : des producteurs indépendants comme Philippe Meslon, un Normand pur souche, encyclopédie vivante du camembert ; Luc Morelon, le redoutable directeur de la communication du groupe Lactalis, n°1 mondial sur le marché ; Véronique Richez Lerouge, la bobo amoureuse des fromages du terroir... Avec eux, ce documentaire revient sur la grande saga du camembert et raconte les guerres intestines qui déchirent ce milieu - notamment la bataille sans merci qui oppose industriels et producteurs indépendants autour du camembert au lait cru, les premiers voulant le voir définitivement disparaître du marché, les autres tentant de défendre la qualité et cette appellation d’origine contrôlée. Une question de goût, mais aussi de gros enjeux économiques...

Toutes les émissions de Arte...

Nos terroirs sont-ils foutu ?

Réagissez...

 

Ils parlent eux-aussi du Camembert...

LCI
Panique dans le monde du camembert (08/06/2007)
Pour en savoir plus...

Rue89
La guerre du camembert au lait cru aura-t-elle lieu ? (25/05/2007)
Par Thierry Richard
Pour en savoir plus...

Telle est ma Télé !
Nos terroirs sont-ils foutu ? (13/11/2007)
Pour en savoir plus...

Les Petits Normands
Le Camembert fermier et artisanal. (08/08/2007)
Pour en savoir plus...

Le web de la Terre
Les industriels déclarent la guerre au lait cru
Pour en savoir plus...

Ouest France
Le camembert, ce mythe à la coule, fleure bon la France (06/07/2007)
Par François Simon
Pour en savoir plus...

Le Monde
L’avenir du camembert au lait cru (14/03/2007)
Par Laetitia Clavreu
Pour en savoir plus...

L’Usine Nouvelle
Le camembert AOC au lait cru devient un casus belli (08/06/2007)
Par Patrick Bottois
Pour en savoir plus...

1 Monde...
Boycott : Lanquetot, Lepetit, Président, Bridel, Isigny Ste-Mère (16/03/2007)
Par Tao
Pour en savoir plus...

 

Ces fromages qu’on assassine... Mais plus pour longtemps !

Depuis 8 ans que je milite pour la reconnaissance du fromage au lait cru, à travers différentes actions comme la Journée Nationale du Fromage ou le Calendrier des From’Girls, je me félicite qu’un tel film puisse être diffusé à une heure de grande écoute. Après Arte en novembre et France 3 en décembre, il semble que le véritable fromage français fasse audience et retrouve le chemin des consommateurs. Qu’ai-je entendu comme idées reçues depuis tant d’années ! Mais que faire quand une poignée de scientifiques affirme que le lait cru est bénéfique pour la santé alors qu’une cohorte d’autres scientifiques appuyés par les lobbies industriels prétendent le contraire. Que faire quand la logique économique et les prouesses technologiques séduisent les gastronomes au point de leur perdre le bon sens ! J’ai même participé à des dégustations à l’aveugle de camembert où certains spécialistes mettaient des bonnes notes à des camemberts industriels pour plaire aux grands groupes !! Que dire de tout cela sinon qu’il est temps de rétablir la vérité.

Et bien rien n’est perdu. Je crois que les Français sont attachés à leurs fromages car ils touchent leur coeur et leur identité profonde. Rien n’est plus français qu’un fromage au lait cru.
Ce documentaire diffusé sur France 3 le démontre parfaitement et redonne aux petits fromages oubliés et aux grands crus de fromages la part de poésie qu’ils méritent.

Que les consommateurs n’oublient pas qu’ils ont une partie de la solution entre leurs mains !

Véronique Richez-Lerouge

 

Le fromage en images




 

Samedi 29 mars, pensez au fromage !

Pour la 8ème année consécutive, l’association Fromages de Terroirs organise cet événement qui est suivi par l’ensemble de la filière fromagère, des détaillants aux fabricants pour faire découvrir au public le patrimoine fromager français encore trop méconnu.
Une occasion unique pour découvrir en famille ou entre amis des goûts et des saveurs qui font la renommée du fromage français. Les 500 adhérents de l’association rivalisent donc, chaque année, d’originalité pour proposer des animations et des découvertes gustatives, qui sauront ravir les amateurs et les passionnées de fromage. Les restaurateurs seront de la partie en proposant au public des plateaux de fromages inédits, des plats ou de menus au fromage. Tout le programme sera en ligne fin janvier.

Plus d’informations sur la Journée Nationale du Fromage...

Tous les fromagers et restaurants qui le souhaitent, peuvent participer à ce grand événement. Pour cela, retournez-nous le formulaire que vous trouverez ci-dessous.

Bulletin JNDF 08 - 97.2 ko
Bulletin JNDF 08
 

 

Lait Cru - Le décrochage

Les fromages au lait cru perdent du terrain. Les deux reportages diffusés à la télévision cet hiver, à un mois d’intervalle ("La guerre du Camembert", en novembre sur ARTE, et "Ces fromages qu’on assassine", en décembre sur France 3) en faisaient leur cheval de bataille. Les chiffres du ministère de l’Agriculture (SCEES) confirment cette tendance, avec une production de fromage au lait cru en baisse depuis 1997, contre une production globale en hausse : le lait pasteurisé creuse l’écart. Derrière la précision des chiffres, les facteurs qui expliquent ce recul sont difficiles à saisir.

La part de fromages au lait cru dans la production totale de fromages affinés baisse. Elle était de 17,7% en 1997, contre 15% en 2006. De plus, alors que la production globale est en hausse (1 200 153 tonnes de fromages affinés en 2006, contre 890 401 tonnes en 1997), celle du lait cru décroît : 179 751 tonnes contre 194 604.

Par Florence Boulanger
Extrait du dossier "Lait cru le décrochage" paru dans Profession Fromager N°30 de janvier-février 2008

 

Mars 2008 : le camembert au lait cru gagne une première bataille

L’ODG (Organisme de Défense et de Gestion du Camembert), constitué par l’administration pour redéfinir la trame d’un nouveau décret (Procédure Nationale d’Opposition) a voté majoritairement pour le maintient du lait cru obligatoire et pour une démarche de « renormandisation ». L’ODG est composé d’un collège de transformateurs et de producteurs de lait. L’INAO prend acte de la position de l’ODG et a nommé une commission d’enquête qui vérifiera sur le terrain la crédibilité du décret. Les résultats livrés avant la fin de l’été devraient aboutir à une réforme de l’AOC qui aura pour objectif de sceller la réconciliation entre les différents acteurs et redéfinir un cahier des charges viable entre tradition et modernité. En d’autres termes, cela signifie comment faire vivre un produit de terroir connu mondialement tout en préservant son identité et sa qualité. Si Thierry Graindorge souligne que « c’est une avancée notoire dans la prise de conscience de la nécessité de maintenir un lien au terroir », il précise également « que le dossier n’est pas encore clos et qu’il est bon de rester sur ses gardes ».

Pour rappel, il reste cinq fabricants indépendants de camembert de Normandie AOC dont seulement un seul qui pratique la fabrication fermière. Les deux groupes industriels représentent plus de 80% de la production.

Flash back

OPA hostile sur l’AOC Camembert

Officiellement, Lactalis et Isigny Sainte-Mère invoquent « des raisons sanitaires » qui les obligeraient à arrêter la fabrication au lait cru, expliquant « qu’elle ne garantirait pas le risque 0 ». Selon eux, « la quantité des volumes produits justifieraient une thermisation du lait (traitement thermique) qui serait plus fiable ». D’aucun sait dans la profession que la thermisation ou la pasteurisation ne garantissent pas le risque zéro. Seuls les contrôles très fiables et réalisés en amont permettent de détecter la présence de bactéries pathogènes éventuelles. Les scientifiques disent aussi que le lait cru est le meilleur rempart contre le développement de bactéries hostiles. En réalité, il s’agit d’un coup de force préparé de longue date dans les bureaux feutrés de ces dirigeants plus préoccupés de rentabilité que de terroir. Avec la mise en danger du camembert au lait cru AOC, c’est-à-dire en clair, le fleuron de la France des fromages et le plus célèbre des fromages à l’étranger, ce sont tous les fromages au lait cru que l’on vise. Car, quand on ouvre la boîte de Pandore, cela donne des idées à ceux qui cherchent depuis longtemps le moyen de mettre en cause la fabrication au lait cru.

On préfèrerait laver son linge sale en famille

On voudrait faire croire qu’il s’agit seulement d’un problème de professionnels qu’il conviendrait de régler en douce à l’abri des regards, pour ne pas faire peur au consommateur, relégué encore une fois au rang d’imbécile passif, juste bon à compter les points. D’autres affirment que la filière fromagère se porte bien car il se crée chaque année de nouveaux fromages qui singent les fromages d’origine avec des étiquettes alléchantes, des packaging ludiques et des saveurs de synthèse qui ne font pas vraiment illusion à ceux qui ont encore un palais qui fonctionne. Et puis, on entend aussi le discours qui accuse les défenseurs des vrais fromages de terroirs, « d’élitisme et de romantisme ». En vérité, on voudrait nous faire croire que tout va bien et que l’inquiétude n’est pas de mise ! Pourtant, la saga du camembert réveille un vieux débat dont on tente de minimiser l’importance : celui de l’avenir des fromages au lait cru. Les chiffres parlent d’eux même. À l’exception de quelques grandes AOC comme celle du Comté - 52 000 tonnes par an-, toutes les fabrications au lait cru, AOC ou non, ont une épée de Damoclès sur la tête. Il se dit même discrètement dans les hautes sphères fromagères qu’il n’y aurait plus de véritable lait cru ! Entre vrai lait cru, faux lait cru et lait cru à demi, on y perd son latin. Le consommateur a le droit d’être informé et de savoir ce qu’il en est vraiment du fromage au lait cru et de son avenir. Pourquoi faut-il se battre en permanence pour préserver la fabrication au lait cru qui correspond à une tradition ? Pourquoi devrait-on sacrifier les recettes traditionnelles au nom de la production de masse ? Pourquoi ne peut-on pas faire cohabiter une production artisanale qui fonde ses principes de fabrication sur la tradition avec celle des grands groupes industriels qui répond à d’autres besoins ? Pourquoi le groupe Lactalis veut imposer la révision du cahier des charges de l’AOC camembert ? Parce que mettre une AOC sur l’étiquette, ça fait chic et ça fait vendre.

Le lait cru coule dans les veines des fromages français depuis 1 500 ans

Que la France sera triste quand tous nos fromages seront pasteurisés. Alors qu’on s’émeut devant la disparition des variétés de poissons ou l’amenuisement de la biodiversité à des milliers de kilomètres de chez nous, on assiste sans bouger à la disparition galopante de notre terroir dont le meilleur rempart est le maintien d’une production qui respecte la nature et les procédés traditionnels qui ont fait leurs preuves. Envié dans le monde entier, le fromage au lait cru français dont le camembert est le symbole, livre aujourd’hui une bataille emblématique pour laquelle nous devrions tous descendre dans la rue.

 

Sauver le camembert de Normandie

Retrouvez Véronique Richez-Lerouge interviewée par The Guardian dans un reportage dédié au Camembert de Normandie du 18 avril 2008.

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

 

Les fromages Ch’tis à l’honneur !

Avec 17,3 millions d’entrées, Bienvenue chez les Ch’tis a dépassé la Grande Vadrouille devenant ainsi, en quelques semaines, le film français le plus vu de tous les temps. Ce film de Dany Boon a créé un véritable engouement des Français pour la région du Nord, et plus particulièrement pour son patois et ses spécialités. Hein biloute !

Le Nord est une région qui produit une cinquantaine de fromages, dont une vingtaine de fromages traditionnels. Philippe Olivier, fromager-affineur de Boulogne-sur-Mer, a d’ailleurs contribué à la sauvegarde de ce patrimoine fromager exceptionnel dont le fameux Maroilles, au parfum caractéristique et au goût affirmé, en est le représentant.

 
Pour les amateurs ou les passionnés, Philippe Olivier a publié, il y a quelques années, un ouvrage retraçant l’histoire des fromages du Nord parmi lesquels on retrouve : le Maroilles, la Baguette laonnaise, la Boulette d’Avernes, le Rollot, le Bergues... Paru aux éditions Jean-Pierre Taillandier, Fromages des Pays du Nord est disponible en librairie.

 

Ce samedi 7 juin, Jean-Pierre Coffe nous parle des terroirs !

Branchez-vous sur France Inter ce samedi 7 juin à 12h pour suivre l’émission « Ça se bouffe pas, ça se mange » présentée par Jean-Pierre Coffe.

Au programme : L’arnaque aux terroirs pendant les vacances !

Véronique Richez-Lerouge, présidente de l’association Fromages de Terroirs, sera de la partie aux côtés de Corinne Russo, Blandine Roy, André Valadier, Peio Etchelecu et Philippe Merillon.

Un savoureux débat en perspective...


Pour en savoir plus...

 

4 juin 2008 : Le camembert au lait cru remporte la victoire

La révision du cahier des charges de l’AOP « Camembert de Normandie » qui a été approuvée par l’INAO, le 4 juin 2008, met fin à un an de guerre sans merci au cours de laquelle les groupes industriels ont montré leur vrai visage, convaincus que leur puissance et leur moyens de pression suffiraient à faire basculer l’opinion en leur faveur. C’était sans tenir compte du pouvoir des médias qui se sont emparés à raison de ce débat de société, en mettant sous les feux de la rampe des pratiques d’un autre temps. C’était également ignorer les évolutions de notre société, qui, malgré les contraintes d’un marché de masse en croissance et d’une augmentation des prix galopante, est de plus en plus sensible à la notion de terroirs. Tant mieux ! Que cela serve de leçon à ceux qui tenteraient de mettre la main sur une AOC, ou même, sur un simple fromage traditionnel qui certes n’a pas l’aura et les systèmes de défense d’une AOC, mais bénéficie de l’attachement de nos concitoyens... ! Je pense au Saint-Marcellin ou au Saint-Félicien... et à tous ces fromages à pâtes molles qui ravissent nos palais en toute saison. Le bon sens est de retour.

Véronique Richez-Lerouge

La notion de terroir retrouve un sens

Les révisions du cahier des charges ont principalement porté sur :
-   l’aire géographique, réduite de 50% par rapport à l’aire initiale,
-   la mise en œuvre de pratiques issues du terroir normand : pratique obligatoire du pâturage pendant 6 mois, mise à disposition de foin le reste de l’année et augmentation de la part de la race normande dans la production de lait.

En réponse aux fabricants de camembert au lait cru qui se battent depuis de nombreuses années pour faire reconnaître et préserver la typicité de ce fromage de caractère, les règles inhérentes à la fabrication du Camembert de Normandie ont été réaffirmées :
-   l’utilisation exclusive de lait cru,
-   l’emprésurage en bassine,
-   le moulage fractionné en 5 fois d’un caillé non brisé,
-   la durée minimum d’affinage en hâloir,
-   l’emballage en boîte en bois.

Le projet de cahier des charges tel qu’approuvé le 4 juin 2008 par le Comité national sera prochainement soumis au gouvernement en vue de son homologation.


(Source : www.inao.gouv.fr)

 

Fromages des Pays du Nord

Publié en 1998 aux éditions Taillandier, Fromages des Pays du Nord, écrit par Philippe Olivier, nous présente la richesse du patrimoine fromager de cette région.

Remis au goût du jour par le film Bienvenue chez les Ch’tis, dans lequel les protagonistes dégustent du Maroilles au petit déjeuner, les fromages du Nord sont nombreux. Quelques 50 fromages dont le fameux Maroilles, le Bergues, le Rollot, pour les plus connus, ainsi que la Baguette laonnaise, la Boulette de Cambrai, le Gris de Lille... nous sont présentés par Philippe Olivier, fromager-affineur et enfant du pays.

Disponible en librairie au prix de 37,35 euros, ce livre fait découvrir en 191 pages toute la richesse et la diversité des fromages du Nord.

 

A lire absolument !

Le mensuel Sélection du mois d’octobre 2008 consacre un dossier exclusif au lait cru. L’association Fromage de Terroirs est mise à l’honneur.

 

Philippe Alléosse et l’Association Fromages de Terroirs interviewés par The Herald Tribune

Exclu : une interview de Philippe Alléosse dans l’International Herald Tribune, édition du New York Times, du 17 octobre 2008.

 

A voir

Le magazine d’informations de M6 100% Mag, diffusait mercredi 26 novembre 2008 un reportage sur le calendrier des From’Girls.

 

Radio

Véronique Richez-Lerouge, présidente de l’Association Fromages de Terroirs était interviewée jeudi 27 novembre sur Europe 1 dans l’émission "On va s’gêner !" de Laurent Ruquier. Ecouter l’émission

 

A lire

Un article du Dauphiné Libéré du 18 décembre 2008 consacré au calendrier des From’Girls. Voir l’article

 

Le fromage au lait cru est de retour

 

Calendrier des From’Girls 2010

Calendrier des From’Girls 2010 : Vous reprendrez bien une part de fromage ?

En se situant à l’opposé des clichés qui banalisent trop souvent le terroir, le Calendrier des From’Girls porte un autre regard sur notre environnement gastronomique et agro-alimentaire. Rendre le fromage plus poétique, plus sensible, plus enfantin, plus féminin peut-être... c’est certainement le sortir de l’ornière sécuritaire et sanitaire pour lui redonner la place qu’il mérite dans le club très fermé des produits à haute valeur ajoutée culturelle.

Le fromage au lait cru est affaire de culture... Tout comme le vin, le fromage fait partie de notre patrimoine et est indissociable de notre histoire. Il a contribué à forger nos paysages, il est le lien entre un terroir et un savoir-faire, il est l’artisan d’un équilibre écologique. Sans le fromage, la France ne serait pas ce qu’elle est. Sans la variété de fromages qui compose notre plateau si envié dans le monde, les races de vaches, de brebis ou de chèvres n’auraient pas pu façonner nos si beaux paysages. C’est pourquoi, l’Association milite pour ne pas laisser notre patrimoine millénaire aux mains de groupes industriels qui falsifient les fromages et pillent notre savoir-faire. Provocation s’il en est, le Calendrier rappelle sur le ton d’un humour décalé que le Beau inspire le respect. Puissent tous les gastronomes et les jeunes générations en avoir conscience. L’avenir de notre terroir est entre nos mains.

Le casting 2010

Le Calendrier des From’Girls est soutenu par des PME familiales : La Fromagerie Haxaire pour le Munster AOP, La Fromagerie Gillot pour le Camembert AOC, La Fromagerie Graindorge pour le Livarot AOC et le Pont L’Evêque AOC, L’Etoile du Querçy pour le Rocamadour AOC, La Fromagerie des Terres d’Auvergne pour le Saint-Nectaire AOP, La Coopérative Valuejols pour le Cantal AOC, La Fromagerie Delin pour le Brillat-Savarin, La Fromagerie Juragruyère pour le Comté AOP, Le Syndicat Interprofessionnel du Gruyère français AOC, La Fromagerie Chabert pour la Tome des Bauges AOP, La Fromagerie Lincet pour le Chaource AOC.

Photos dans un esprit working girl

L’association a choisi un ton contemporain et réaliste qui raconte des scènettes sur un ton décalé et humoristique. Amoncèlement de fromages ou fromage unique placé au centre de la scène, les pin up font corps avec le fromage. Les photos sont signées Philippe Serieys.

Commander le calendrier

 

La Journée nationale du fromage 2010 a fait parler d’elle ...

Émissions de radio

-   France Bleu Paris  : interview de Véronique Richez-Lerouge le 31 mars 2010 concernant la Journée nationale du fromage qui a fêté ses 10 ans le 27 mars 2010
-   Nostalgie  : chronique sur la Journée nationale du fromage dans l’émission « Les Astuces de Margot » le 27 mars 2010
-   RTL  : Interview de Véronique Richez-Lerouge dans le journal de 18h du 27 mars 2010

Émissions TV

-   M6  : annonce de la Journée nationale du fromage et présentation du Calendrier des From’Girls 2010 dans l’émission « 100% Mag » diffusée le 22 mars à 18h50

 

La Journée nationale du fromage a fêté ses dix ans, samedi 27 mars 2010

C’est dans les salons du Georges V que l’Association Fromages de Terroirs a fêté les dix ans de la Journée nationale du fromage. Fromages et culture obligent, les fromages au lait cru sont à leur place sous les ors du salon anglais. Une quarantaine de journalistes étaient réunis autour des sociétés partenaires pour déguster des fromages rares sous la houlette d’Hervé Mons, affineur et Meilleur Ouvrier de France. Une dégustation à l’aveugle commentée assortie de vins choisis a permis aux convives de mesurer l’importance du fromage français et l’étendue de sa palette gustative.

Sous la pression constante des groupes industriels qui ne chôment ni en créativité ni en communication, les fromages au lait cru et artisanaux se sont dilués dans le paysage médiatique pour quasiment disparaître. La Journée nationale du fromage est là pour rappeler que nos fromages au lait cru sont ce qu’il y a de mieux dans le monde, que des producteurs se battent tous les jours pour faire perdurer une tradition dans un contexte hostile, que des consommateurs sont attachés plus qu’on le dit au terroir, et surtout, que nous sommes garants de cet héritage jalousé partout ailleurs !

Alors que le fromage au lait cru devient le nec plus ultra dans les pays étrangers en Espagne, au Portugal, et même dans les pays qui furent les plus grands ennemis du terroir comme les Etats-Unis, le Canada ou l’Angleterre, il est encore trop souvent marginalisé en France. Si toutefois on note des signes encourageants du côté des AOC plus strictes - les dernières AOC depuis 4 ans sont toutes 100% lait cru après 25 ans de décrets successifs pour autoriser la pasteurisation-, la consommation baisse chaque année de 4% environ (*) alors que la consommation globale de fromages se maintient (25kg par an / habitant). Plusieurs raisons pourraient expliquer ce phénomène : un manque d’information et de communication qui conduit à la méconnaissance de l’existence de ces fromages, la diminution des réseaux de distribution et du nombre de producteurs, une confusion savamment entretenue par un étiquetage qui profite aux produits industriels ... Ces faisceaux d’indices laissent penser qu’il faut agir vite car il plus aisé de déconstruire que de construire. La vague montante en faveur du développement durable pourrait constituer un élément favorable pour relancer l’envie de consommer des fromages au lait cru à condition que l’on explique les enjeux. Le développement des circuits courts pourraient favoriser le retour à la ferme et les rayons à la coupe des grandes surfaces peuvent également jouer un rôle important dans la mise en avant de ses produits. L’association constituée de fabricants, producteurs, gastronomes militants, chefs... s’est donnée pour mission d’informer les consommateurs afin de les guider dans leurs choix. Cela veut dire former le palais de ceux qui débutent, apprendre à lire une étiquette, faire la différence entre une marque et une AOC, acheter au bon prix et être exigeant, booster les professionnels...

1200 rayons à la coupe Carrefour ont reconduit leur partenariat.

1200 rayons à la coupe Carrefour partenaires ont proposé un certain nombre d’animations autour des fromages au lait cru. Une affichette était visible dans tous les points de vente participants et des stickers ciglés « Journée nationale du fromage » furent collés sur les fromages partenaires.

Les fabricants partenaires

Fromagerie Lincet pour le Chaource AOC, Fromagerie Haxaire pour le Munster AOC fermier, Fromagerie Graindorge pour le Camembert AOC, le Pont L’Evêque AOC et le Livarot AOC, la fromagerie Chabert pour l’emmental de Savoie au lait cru, la fromagerie Jura Gruyère pour le Gruyère français AOC, la fromagerie de l’Etoile pour le Banon AOC, le Saint-Marcellin et le Saint-Félicien, soutiennent la Journée nationale du fromage pour lui permettre de poursuivre son action.

Les détaillants partenaires

Fromagerie Gaugry -21220 Brochon - 03 80 34 00 00 Fromagerie Jean d’Alos - Laëtitia Gaborit - 33000 Bordeaux 05 56 44 29 66 Fromagerie Bachelet - Quartier Gourmand 05 59 32 49 07 Fromagerie Planchon / SARL Quentin - Julien Planchon Les Halles du Beffroi 80000 Amiens 03 22 91 96 22 - 06 84 82 59 44 Maison Mons - Halles Diderot - 42300 Roanne - 04 77 70 08 18 - Fromagerie fine Sandrine et Régis Moreau - 17100 Saintes - 05 46 74 53 38 Fromagerie Xavier - Maya Marin - 31000 Toulouse - 05 34 45 59 45 Fromager Affineur - Isabelle Baratte - 29340 Riec-sur-Bélon - 02 98 06 53 31 L’université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne a participé à la Journée nationale du fromage. Le Crous de Créteil a proposé un grand nombre de fromages au cours des déjeuners des étudiants, notamment des fromages AOC.

Les médias répondent présents... Plus de 1 000 articles de presse parus dans le monde ont relaté depuis 2001 les événements liés aux activités de l’association suscitant souvent des réactions de lecteurs interloqués par la disparition des fromages au lait cru. En mettant ce problème sur la place publique,l’association contribue, modestement mais surement, à faire avancer la cause des fromages de terroirs.

(*) La part de fromages au lait cru dans la production totale de fromages affinés baisse constamment. Elle était de 17,7% en 1997, contre 11% en 2006. La production globale des fromages au lait cru était de 179 751 tonnes en 2008 contre 194 604 en 2006.

 

Véronique Richez-Lerouge dans l’émission "L’objet du scandale" présentée par Guillaume Durand - France 2, le 2 juin à 22h20 en direct

Véronique Richez-Lerouge, présidente de l’Association Fromages de Terroirs, a pu débattre face à Bernard Tapis qui vient de lancer un nouveau site Internet commercial. Elle y défendait les petits producteurs et commerces de proximité face à la machine Internet.

Pour visionner l’émission, disponible en ligne jusqu’au mercredi 9 juin 2010, cliquez sur ce lien : vidéo en ligne.

 




Contact presse :
Véronique Richez-Lerouge ou Nelly Lacoste
Tel : 04 72 00 04 04 – Fax : 04 78 28 39 17
v.richez-lerouge@contactpresse.com

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